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3 façons de contrer la cyberintimidation

Arrière-plan

16 juin 2021 Relation aux pairs

Parents

Par Norina Akbari

Intervenante

La cyberintimidation est une forme d’intimidation qui prend place sur différentes plateformes de communication, telles que les réseaux sociaux, les messages textes ou les jeux vidéo en ligne.

La cyberintimidation peut également prendre plusieurs formes. Celles-ci peuvent se traduire par du dénigrement, des insultes, des rumeurs ou même des menaces. Il est donc tout à fait normal, qu’un parent se sente impuissant face à la lutte contre la cyberintimidation.

Que ce soit d’envoyer des courriels qui contiennent des messages désagréables ou des moqueries sur le poids d’une personne dans une vidéo diffusée en ligne, il est important d’avoir une discussion sérieuse avec son jeune en lien avec ces propos.

Comment aborder le sujet avec son jeune?

Il faut tout d’abord commencer par une réflexion sur soi-même. En effet, dans la cyberintimidation, il peut nous arriver sans le savoir de stigmatiser les jeunes. Toutefois, il est important de prendre en considération que la société et l’environnement autour des jeunes jouent eux aussi des rôles quant aux perceptions et aux comportements qu’ils ont. Une fois cette réflexion faite, il sera ensuite important de sensibiliser votre jeune à travers une discussion quant aux 3 meilleurs comportements à adopter dans la vie comme sur les réseaux sociaux. 

3 façons de contrer la cyberintimidation

1- La bienveillance

Plusieurs études scientifiques démontrent que la punition n’est pas le meilleur recours pour développer des compétences chez une personne. En effet, il serait préférable d’utiliser une approche positive pour contrer tout type de violence. On fait donc ici référence au concept de bienveillance.

La bienveillance commence par soi. C’est-à-dire qu’il faut prendre soin de soi pour ensuite pouvoir prendre soin des autres. C’est aussi une manière de stimuler l’autonomie d’une personne. Cette façon de penser et de faire en présence des autres pourra ensuite se manifester en ligne. Bien entendu, souvent les comportements dans la vie réelle se reflètent sur les réseaux sociaux.

2- La qualité de nos relations sociales

Depuis la pandémie, il fut possible de constater que la coupure dans les relations sociales a généré de l’anxiété et de l’isolement. Ces effets négatifs ont des impacts directs sur le sentiment de bien-être. On découvre alors à quel point une bonne qualité des relations sociales est importante au quotidien. Une meilleure qualité des relations sociales assure aussi de bonnes conduites sur les réseaux sociaux.

Puisqu’à la base, l’être humain recherche toujours le sentiment d’être aimé, une bonne chose à faire est de rechercher des stratégies afin d’améliorer nos relations avec les autres. On peut, par exemple, commencer à penser plus positivement pour modéliser nos jeunes, car ils reproduisent davantage ce que l’on fait que ce que l’on leur dit de faire. Puisqu’ils répètent les actions des adultes, il est donc important de miser sur la bienveillance et d’avoir une meilleure conscience de soi.

3- La gestion émotionnelle et l’empathie

Une saine habitude de vie commence par la régulation des émotions. Les adolescents sont très présents sur les réseaux sociaux parce qu’ils veulent rester en communication avec leurs pairs. C’est donc la parfaite occasion de miser sur les bons échanges.


Plus les jeunes vont mieux gérer leurs émotions dans leurs relations sociales, plus ils seront aptes à les gérer sur les médias sociaux et donc à diminuer la cyberintimidation.

La notion d’empathie est également importante chez l’être humain. C’est une capacité innée qui nous permet de manifester de l’affection envers une autre personne, mais aussi de sensibiliser les autres par rapport à leurs actions.

Souvent, sur les réseaux sociaux, on peut avoir l’habitude de réagir rapidement sur le coup des émotions et de faire des erreurs du même coup. Alors, voici quelques stratégies pour auto-réguler les émotions :

  • Rire
  • Chanter
  • Écouter de la musique
  • Faire des mots croisés
  • Masser le bout des doigts et des orteils
  • Lire un livre
  • Faire une activité physique modérée
  • Faire de la méditation

Vous pouvez aussi essayer de cultiver l’optimisme et le raisonnement positif en :

  • Changeant les choses que vous pouvez changer
  • Abordant les difficultés comme des défis
  • Disant si vous êtes découragé, mais que ça va passer
  • Savourant les bon moments et les plaisirs de la vie

3 questions à se poser

Il n’existe pas de recette miracle pour contrer la cyberintimidation. Toutefois, vous pouvez commencer la démarche de changement en aidant votre jeune à développer son réflexe de se poser 3 questions :

  1. Comment je me sens?
  2. Pourquoi je me sens ainsi?
  3. Qu’est-ce que j’ai besoin?

Ainsi, les jeunes ont l’occasion de développer leur bienveillance envers eux-mêmes. De plus, ils améliorent la qualité de leurs interactions et donc de leurs relations. Finalement, ils développent leur introspection et leur gestion émotionnelle. Ce qui fonctionne pour un jeune, ne fonctionnera pas nécessairement pour un autre. Il faut qu’ils trouvent leurs trucs à eux. Il est aussi important de se rappeler qu’on est tous humain et qu’il peut parfois arriver qu’on ait des comportements inadéquats. Avec le temps, l’important est de développer des relations virtuelles et personnelles saines et de garder en tête qu’on ne se définit pas par nos actions.

 

Références 

Gouvernement du Québec, Famille et soutien aux personnes : Cyberintimidation
Ministère de la famille, Qu’est-ce que l’intimidation? Cyberintimidation
Roy, Jasmin. (2021). Éloge de la bienveillance : Cultivez de saines habitudes de vie émotionnelles et relationnelles [Conférence].